TEXTES D’INTRODUCTION AUX J49

PHALLUS OU SYMPTÔME, de Dominique Laurent

De l’hystérie freudienne à l’hystérie lacanienne

C’est de la plainte des femmes jusque-là adressée aux médecins et aux prêtres, qu’a surgi la découverte freudienne de l’inconscient et la formalisation de l’hystérie. Mais ces femmes merveilleuses qui soutinrent le désir de savoir de Freud, laissèrent place assez vite aux récalcitrantes pour mettre en évidence le point de butée freudien. Lacan, dans son retour à Freud, ne cessera d’interroger le refus hystérique avec Dora. Il reconnaît que le pas essentiel de Freud est d’avoir montré « comment la sexualité est entièrement prise dans les mots ». Il élèvera, en 1970, l’hystérie au rang de discours et en donnera une nouvelle définition, contemporaine du sinthome.

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Du rêve de La femme à l’invention d’une femme, par Anne Lisy

Aborder ce thème me donne l’impression de m’aventurer dans une zone instable, de désorientation… Finalement, qu’est-ce que la femme, et même une femme ? Pourtant Lacan ne nous a pas laissés sans repères ! Mais son enseignement nous apprend que quand il s’agit de parler des femmes, il faut se déprendre d’un certain nombre de préjugés, y compris psychanalytiques. « L’analyste est tout aussi offert qu’un autre à un préjugé sur le sexe, passé ce que lui découvre l’inconscient », nous rappelait-il en 1958. [1]

Préjugés, mystère, logique… et en-deçà

« Femme » me paraît être un nom de ce qu’on ne peut ni dire ni savoir. Dès lors, comment bien-dire un point d’inconsistance, sans le recouvrir par le mystère ineffable, la fascination, voire l’effroi ? Quels concepts Lacan propose-t-il pour aborder ce qui justement échappe au Begriff ? Et comment se déprendre là aussi de l’évidence de certaines formules, si bien dites, mais parfois devenues slogans, pour en retrouver le sel, telles que « La femme n’existe pas » ou encore « la jouissance féminine » ? Comment ne pas céder à la pente glissante de la psychologisation ou du sens consistant, là où justement Lacan invente des concepts faits pour indiquer une inconsistance ? (…) LIRE LA SUITE

Les femmes et le savoir – L’Arte della Gioia

Pierre Naveau

La joie de la trouvaille

De quelle manière le rapport, qu’ont, avec le savoir, les femmes qui ont pris la décision d’en passer par cette expérience de parole qu’est une analyse, se modifie-t-il ? Quels sont les événements qui, parvenant à s’articuler en un dire (2), provoquent le passage, chez ces femmes, d’une certaine tristesse à une façon d’en arriver à une relation, plutôt joyeuse, à un savoir à découvrir ?

Cette sorte de savoir ne vient à exister qu’en osant dire à un analyste (3) ce qui, n’étant pas su, ne se dit pas. Une telle « découverte » n’est pas sans lien, du même coup, avec l’invention de la langue symptomatique, c’est-à-dire singulière, intime, subtile, secrète, que chacune de ces femmes en analyse se met à parler. Et cela, étonnamment, au fur et à mesure de leur avancée sur un chemin dont, certes, les inévitables embûches, de « faux-pas » (Freud) en « bévues » (Lacan), sont imprévisibles. Il y a là un pays inconnu qui reste encore à explorer, où l’art de la trouvaille se révèle, en fin de compte, être un art de la joie. (…) LIRE LA SUITE

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