
Conférence de Dominique HOLVOET Samedi 25 mai 2019
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Vidéo : Le mot de…Dominique Holvoet

Séminaire de Toulouse : mercredi 15 mai 2019
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Séminaire ACCUEILLIR LA DIFFÉRENCE
Saison 2
C’EST NORMAL OU PAS NORMAL?
L’ACCUEIL DU SYMPTÔME
Épisode 3
Mercredi 15 mai 2019
FOU, DÉSINSÉRÉ, MARGINAL, DÉSESPÉRÉ, « CAS SOCIAL »…
QU’EST-CE QU’ON EN DIT? QU’EST-CE QU’ON EN FAIT?
Cette troisième soirée s’inscrit, on ne peut mieux, dans la problématique de l’accueil de la différence, avec unparadoxe :
« tous incomparables » = « tous à la même enseigne d’être incomparables ».
Une contradiction interne au « pour tous ».
Du coup, la « promesse » psychanalytique énoncé par Jacques-Alain Miller : « tu ne seras pas comparé », véhiculée jadis par l’idéal et les semblants de l’époque (mais qui ne relève pas simplement d’un idéal) peut être située plutôt comme la prise en compte d’un réel. Car c’est un semblant qui autorise, dans le discours statistique, la comparaison, mettant en sourdine l’impossible de la démarche, alors même qu’un réel y objecte.
C’est la raison pour laquelle Lacan considérait le discours psychanalytique comme celui qui ne serait pas du semblant.
Problématiser ce point met en relief du coup la fascination des sujets contemporains pour le « pousse-à-la-comparaison », situé, lui, du côté de l’incontournable. « Tous comparés », consigne de l’époque, « tous évalués ». Le sujet contemporain y adhère. Nous aurons à rendre compte et à situer le réel qui y est à l’œuvre. Cette pente marque notre temps comme un avatar de la passion de l’ignorance, le sujet n’en veut rien savoir, pourrait-on dire, de son incomparable. Une pente dominante le pousse plutôt à l’agrégation groupale, à la marque identificatoire obligatoire.
Quel accueil peut un tel sujet faire du discours qui promet l’inverse?
Afin de donner des clés de lecture pour entendre un enseignement à travers le cas que présentera Cécile Favreau, qui nous amène aux limites du supportable dans l’acte criminel pour y reconnaître son humanité, Florence Nègre nous rappellera que le discours psychanalytique fait promesse à chaque sujet d’avoir « une prise » sur ce qui l’affecte. C’est bien cet aspect qui s’avère problématique à notre époque, car « avoir une prise » c’est ce qui relève d’un désir. Nous trouvons ici une difficulté dans l’accueil qui est aujourd’hui fait à la psychanalyse (de l’autisme aux programmes de philosophie de terminale). Il y a une dévalorisation collective de la prise possible du sujet sur ce qui l’affecte. Cette prise semble plutôt aujourd’hui ce qui est en priorité rejeté, ce dont on tente de se débarrasser. C’est éventuellement à l’Autre qu’il revient d’avoir une « prise », un pouvoir sur ce qui ne va pas, et qui sera évalué, à l’occasion via la satisfaction des « clients », sur ce pouvoir, son exercice, son efficacité. Les institutions éducatives ou de soins sont également touchées par cette logique à l’œuvre. L’Autre sera jugé d’autant plus positivement qu’il promet de débarrasser justement le sujet de tout pouvoir, le déresponsabilisant (déculpabilisant) de la part qui pourrait lui revenir, prenant en charge la réalisation du soulagement de la souffrance, voire du bonheur lui-même (médicaments, thérapies éducatives contraignantes, remèdes miracles, gadgets de toutes sortes… des « lathouses », comme les appelait Lacan).
Le gain ou le bénéfice que l’éthique de la psychanalyse repère ici est beaucoup moins présent que par le passé dans les semblants collectifs de l’époque. Et nous pourrions dire que notre époque est celle où l’être prend le pas sur le penser, l’exactitude sur la vérité, le moi sur le sujet, le jugement sur la signification.
C’est ce qui rend si important, pour la psychanalyse, pour sa survie, mais aussi dans son « utilité publique », le débat que propose le séminaire de l’ACF Midi-Pyrénées, à condition, comme nous le faisons ici, de ne pas éviter les enjeux les plus épineux et les questions les plus brûlantes.
Eduardo Scarone
MAFALDA, lundi 13 mai 2019
MAFALDA
Lundi 13 mai 2019
20h30 à 22h30
Maison de la citoyenneté Rives Gauche à St Cyprien, de
Le groupe toulousain Mafalda se réunira pour sa soirée mensuelle de travail en direction de la 6ème Journée de l’Institut Psychanalytique de l’enfant « La différence sexuelle ».
Lors de cette soirée, nous commencerons le travail de lectures proposées dans les « Perspectives 2021 » prononcées par Daniel Roy et Marie-Hélène Brousse lors des dernières Journées de l’Institut de l’enfant :
Geneviève Desjobert présentera les préfaces des Trois Essais sur la théorie sexuelle de S.Freud.
Alexandre Hugues présentera ensuite une situation clinique issue de sa pratique.
http://associationcausefreudienne-mp.com/…/soirees-mensuell…
ALBI, Atelier lecture du 21 mai 2019
ALBI
Atelier lecture
Mardi 21 mai 2019, 19h
Cette séance sera consacrée à la lecture et à l’étude du texte de J.A.Miller: « Le secret du champ visuel » et du texte: « la voix et le regard chez l’enfant », que l’on retrouve dans la revue Scripta. Cet objet si particulier et mystérieux qu’est le regard et auquel Lacan a réservé une grande place dans la série des objets « a ».
Nous profiterons de cette séance pour préparer la venue de Christiane Alberti qui nous fait l’honneur de venir le mardi 4 juin animer notre dernière soirée sous le titre » L’objet du désir peut en cacher un autre ».
Renseignements : Agnès Biaggioni
agnesb2a@gmail.com
06 77 99 96 37
https://www.associationcausefreudienne-mp.com/albi/atelier-lecture-20182019
psychanalyse et cinéma à carcassonne le 24 mai 2019
CARCASSONNE
Psychanalyse et cinéma
24 mai
20h30
Projection du film La villa, suivie d’un débat avec
André Soueix, psychanalyste, membre de l’ECF et Dominique Szulzynger, psychologue, membre de l’ACF-MP

Rencontres avec l’exil ?
Pour introduire la soirée : l’exil est une dimension intime, individuelle et collective, constitutive du lien social. Il ne se limite pas à l’éloignement de son pays, sa langue. Il concerne chacun, dans son rapport à l’étranger. L’étranger est dans l’autre, dans son altérité. Mais plus radicalement, nous sommes aux prises avec l’étrnageté qui git en nous, soit la part énigmatique au coeur de chaque parlêtre. Comment nous en accomodons-nous ?`
Renseignements : Dominique Szulzynger
dszulzynger78@gmail.com
06 72 68 59 98
https://www.associationcausefreudienne-mp.com/…/atelier-cli…
psychanalyse et cinéma à Montauban le 25 mai 2019
MONTAUBAN
Psychanalyse et cinéma
25 mai
14h00
En présence de
Quynh Martin, psychanalyste et membre de l’ACF-MP et Mariane Poulanges, docteure en Sciences de l’Information et de la Communication, enseignante en cinéma et audiovisuel

Amour fou, amour divin, amour perdu…
L’amour on ne parle que de ça, car parler d’amour est une jouissance communément partagée. Encore est son nom propre selon Lacan qui dit aussi « Aimer c’est donner ce qu’on n’a pas » et l’amour est toujours réciproque…
14h30 INTERVENTION DE QUYNH MARTIN
L’amour Encore
15h30 LE BONHEUR UN FILM D’AGNÈS VARDA
La projection sera précédée de l’intervention de Mariane Poulanges
Renseignements : Quyhh Martin
05 63 63 17 19
nqmartin@wanadoo.fr
https://www.associationcausefreudienne-mp.com/montauban
MIDITE 1 est publiée!

Cerner l’indicible
Patricia Bosquin-Caroz
Et voilà, c’est parti ! La News Letter du blog des J49 paraîtra hebdomadairement jusqu’au jour J. Dans les semaines qui viennent, vous découvrirez les textes de présentation des rubriques : Mon corps, Folies amoureuses, Liberté et solitude, Entre deux hommes, Érotisme féminin, Ravage et ravissement, Femme objet, L’Autre femme, Le vide et le rien, Refus du féminin, Madre donna, Intrigues-intrigantes, Pouvoir et puissance. (…) Lire la suite
Les J49 « Femmes en psychanalyse »

ARGUMENT
Incomparables
Analystes, analysantes, protagonistes des récits d’analysants… En psychanalyse, il y a des femmes ! Car elles ont une affinité particulière avec cette science de l’amour, de la sexualité, du désir et de la jouissance. La féminité est ce vers quoi s’oriente une analyse pour celui qui cherche comment bien dire la jouissance qui l’encombre. Freud, le premier à avoir pris en considération les vérités des femmes hystériques, constatait que le « refus de la féminité »1 était le point de butée d’une analyse, autre nom du « roc d’origine » de la castration. Ce roc est le dernier bastion qui résiste aux effets de la cure.
S’avançant au plus près du mur qui enferme l’homme dans la logique phallique, Freud a voulu tendre l’oreille vers l’autre côté, vers le continent noir2. Sauf que, derrière ce mur, aucune essence de La femme ne se saisit. C’est ce que Lacan a ramassé en une formule : La femme n’existe pas. Formule qui a fait scandale, mais qui révèle ce lieu vide de sens et d’essence, résistant aux énoncés universels – « elles sont toutes… ceci ou cela ». Les femmes ne sont pas « toutes ». Plus précisément, chacune est pas-toute, version unique et incomparable qui vient se loger à la place vide de La femme. Elles s’additionnent en une série ouverte d’éléments singuliers qui tend vers l’infini. Si la question Que veut une femme ? est restée intacte pour Freud, c’est parce qu’il n’existe aucune réponse concernant le désir d’une femme qui puisse être vraie pour chaque-une.
Indicible, éprouvée
Déplaçant la question du désir vers la jouissance, Lacan nous invite à aborder la féminité au-delà de la limite phallique. La jouissance féminine s’éprouve à l’occasion, dit-il, mais elle est impossible à dire3. À forcer son dire, à dire la femme, on la diffâme4. Il avait pourtant adressé aux femmes analystes une demande explicite de dire quelque chose de cet indicible qui s’éprouve, car il misait sur un bien-dire sans lequel la psychanalyse n’a aucune raison d’être. Si la jouissance féminine ne peut se dire, de son expérience éprouvée comme événement de corps, on peut témoigner.
Cette jouissance supplémentaire est ce qui, chez une femme, n’est pas réellement concerné par la menace de castration5, ce qui la marque d’une infinitude. Une femme peut chercher refuge du côté de l’avoir phallique pour border l’illimité de cette jouissance et se vêtir des oripeaux du propriétaire. Toutefois, elle peut rencontrer un partenaire amoureux qui incarne un relais et la rend « Autre pour elle- même, comme elle l’est pour lui »6. S’ouvrira alors pour elle un amour infini adressé non pas à un objet d’amour, mais à une altérité absolue par rapport à cet objet. De cet Autre au-delà du partenaire, une femme attendra ce qu’il n’a pas, une parole ou un signe, donnant à cet amour une teinte érotomaniaque. Car l’érotisme féminin ne va pas sans amour. Bien des péripéties de l’amour féminin peuvent se lire à partir de l’adresse à cet Autre que Lacan appelle l’amant châtré7. Pour une femme, un homme peut être la cause d’un ravage, d’une affliction, d’une jouissance sans entrave : sacrifice et don absolu, identification à l’objet rien, plongeon dans l’abîme de l’attente éternelle, rage et vengeance illimitées jusqu’à faire trou dans le tout-homme.
Fascinations, misogynies
Côté homme, c’est d’être éprouvée sans pouvoir se dire que la jouissance féminine devient hantise : la femme est considérée comme un mystère captivant et le rapport au féminin peut se décliner en de multiples visages allant de la fascination à la haine. Le petit garçon, marqué par la découverte que sa mère est une femme, cherche à réduire cette jouissance infinie aux contours de l’objet fétiche. Il peut devenir le maladroit qui s’imagine « que d’en avoir deux [femmes] la fait toute »8, le fondamentaliste imposant aux femmes de se cacher, l’Hamlet prédestiné au passage à l’acte, le sourd qui entend dans la demande d’amour le signe d’une frigidité, le sot traduisant l’indicible et l’inconsistance en masochisme, égarement ou caprice.
Notre monde se féminise toujours davantage mais il se masculinise tout autant, comme l’atteste la montée au zénith de l’objet fétichiste et pornographique. Il arrive que la misogynie ordinaire passe à l’acte. La haine qui se déchaîne alors violemment contre les femmes peut être enflée par la volonté totalitaire de parvenir à plier au tout universel la résistance du pas-tout féminin. Aujourd’hui, les réponses des femmes ne se font plus attendre et l’illimité de la position féminine se traduit à l’occasion en puissance inédite d’action et de combat.
Arrangeantes
Le tout dernier enseignement de Lacan, tel que nous le transmet Jacques-Alain Miller, étend la singularité pas-toute de la jouissance féminine au parlêtre comme tel, c’est-à-dire à tous les corps parasités par le langage. La distinction entre le côté homme et le côté femme n’est pas effacée pour autant. Car si la jouissance féminine se trouve aussi côté mâle, « elle est cachée sous les rodomontades de la jouissance phallique »9 . A priori les hommes ont un accrochage plus rigide aux structures préétablies de l’Autre, tandis que les femmes se meuvent plus facilement dans le monde liquide de l’Autre qui n’existe pas. Ce rapport sans médiation à l’expérience de la jouissance dans ce qu’elle a de plus singulier les rend plus enclines et arrangeantes10 aux solutions sinthomatiques souples, improvisées et inventées, se passant du père si nécessaire. C’est en cela que les femmes en psychanalyse peuvent se montrer plus habiles à incarner une boussole dans le monde du futur que nous avons qualifié d’après l’Œdipe11.
Si les 49e Journées de l’École de la Cause freudienne visent un bien-dire concernant les femmes en psychanalyse, elles font aussi le pari de démontrer que la recherche psychanalytique sur la féminité offre une lecture pertinente du malaise dans la civilisation. Nous souhaitons qu’elles permettent l’extraction d’un savoir nouveau. Mais il faudra y être pour l’éprouver.
Gil Caroz, directeur des J49 Avec Caroline Leduc et Omaïra Meseguer, co-directrices
1. Freud S., « L’analyse avec fin et l’analyse sans fin », Résultats, idées, problèmes, t. II, Paris, PUF, 1985, p. 266.
2. Cf. Freud S., La question de l’analyse profane, Paris, Gallimard, 1998, p. 75.
3. Cf. Lacan J., Le Séminaire, livre XX, Encore, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 1975, p. 69.
4. Cf. ibid., p. 79.
5. Cf. Lacan J., « Propos directifs pour un Congrès sur la sexualité féminine », Écrits, Paris, Seuil, 1966, p. 733. 6. Ibid., p. 732.
7. Cf. ibid., p. 733.
8. Lacan J., « L’étourdit », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 469.
9. Miller J.-A., « L’orientation lacanienne. L’Être et l’Un », enseignement prononcé dans le cadre du département de psychanalyse de l’université Paris VIII, cours du 23 mars 2011, inédit.
10. Cf. Lacan J., « Télévision », Autres écrits, op. cit., p. 540.
11. Expression forgée par J.-A. Miller pour le titre du Congrès Pipol 6 « Après l’Œdipe, les femmes se conjuguent au futur ».
TARBES : MARDI 11 JUIN
ENIGMES DU CORPS FEMININ ET DESIR D’ENFANT
Avec l’Association de la Cause Freudienne Midi – Pyrénées La Médiathèque André Labarrère propose une conférence de Catherine VACHER–VITASSE, Gynécologue et Psychanalyste,
Membre de l’Association de la cause Freudienne Aquitania.
Quand le désir d’enfant demeure insatisfait, quand il résiste à la médecine et ses techniques les plus avancées, en quoi la présence de l’analyste trouve sa pertinence pour entendre les bouleversements que peuvent induire pour un sujet les nouveaux modes de procréation?
Tarbes sur le site de l’ACF-MP https://www.associationcausefreudienne-mp.com/tarbes
